Bienvenue sur le site de la 12ème session des Journées Théâtrales de Carthage  Direction Mohamed DRISS 24 Novembre - 3 Décembre 2005 Tunis Session de l’ouverture et de la rencontre des familles artistiques autour du théâtre       
       
 
 
 
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Le Symposium

Colloque, rencontre des réseaux et Majaless

 

 

Le fait théâtral semble être parcouru  par nombre d’incertitudes qui ne cessent d’approfondir les stéréotypes des normes du marché, de la programmation, de la rentabilité sur le marché international.

Les théâtres arabes et africains se trouvent confrontés à la question de leur enracinement dans leur société, dans leur culture en-même temps qu’ils sont interpellés par la question de l’ouverture  sur leur public, sur les autres arts, sur les autres théâtres, sur l’autre. L’ouverture est donc plurielle dans la mesure où elle met en question un ensemble de notions.

Il s’agit de l’ouverture comme ancrage dans une réalité spécifique.

L’ouverture comme un apprentissage dont le théâtre est redevable à son public qu’il soit averti ou non dans l’optique d’une éducation et d’une accessibilité au message transmis par l’acte créateur.

L’ouverture du théâtre par rapport à son territoire dont il se doit de baliser les repères et les valeurs.

L’ouverture par rapport à l’universalité dont il s’agit de démonter les pièges et se déjouer les raccourcis qui ont noms la complaisance avec l’autre et l’intégration dans une logique de musée.

L’ouverture aux exigences de la liberté et de la conscience. L’ouverture à la tolérance vis-à-vis des autres expériences, des autres esthétiques.

Plus qu’un apprentissage, il s’agit d’une mission de compréhension de soi-même et de l’autre par le biais du regard de l’autre qu’il y a lieu de mettre en question, de réajuster, dans la perspective d’une création attentive à son propre territoire et imprégnée de sa propre culture.

     C’est à ce prix que serait gagnée la bataille qui consiste à forcer les frontières.

 

Le réseau des rencontres

 

Le théâtre subit lui-même toutes les vicissitudes de la circulation des hommes.

Visa sur les personnes. Visa sur le Théâtre aussi.

Comment parvenir à déjouer ces aléas et activer les réseaux de solidarité.

Comprendre, dialoguer, tolérer pour atténuer les tensions et dissiper les malentendus, ceux-là mêmes qui ont vidé les cinémas nationaux de leur contenu spécifique.

 

Apprendre à découvrir, à cultiver une sensibilité artistique.

Conséquente avec sa propre  conscience culturelle, c’est reformuler les termes

de l’ouverture. C’est aussi apprendre à assumer la responsabilité de la mission du théâtre. Celle de s’adresser à son propre public, de réussir l’échange avec lui pour mieux réussir un échange en dehors des frontières.

Pour cela, ne faut-il pas cesser de jouer contre le Théâtre en le mettant dans la béatitude.

Ne faut-il pas penser qu’il y aura toujours, des forces qui porteront le Théâtre loin, encore plus loin ?

 

Al Majaless

 

La somme d’expériences que cette session des J.T.C. a permis de découvrir met en relation des dimensions complexes de la temporalité, de spatialité et de vécus sociaux.

Al Majaless généreront d’ores et déjà deux questions : Quels Théâtres, quels espoirs ?

Si l’unanimité des publics correspond à une pente glissante, il reste aussi vrai que le Théâtre est l’expression  spécifique dans le respect de l’idéal humaniste pur autant qu’il s’agisse du fruit d’un mûrissement et d’un travail soutenu.

 

Aussi, importe-t-il de valoriser les œuvres pour une  valorisation juste des créateurs et non l’inverse.

 

Consentir à l’effort, au  travail c’est porter haut la parole de la création, sa vocation, sa pérennité.

 

Au tableau noir de notre planète avec ses guerres et ses fléaux correspond la volonté du Théâtre de faire acte de présence.

 

Réunir plus de 200 personnes sur une dizaine de jours n’est-ce pas la preuve que le Théâtre est opérant, rassembleur ? Une éclaircie Théâtrale ?