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Journées Théâtrales de Carthage Ouverture
La Douzième Session des Journées Théâtrales de Carthage, qui se tient du 24 Novembre au 03 Décembre 2005, sera dédiée à un théâtre arabe et africain nouveau et innovant, qui soit l’œuvre d’artistes habités par l’idée du dépassement et la volonté de ressourcement.
La présente session se tient sous le signe de l’ouverture. Ouverture sur l’autre , dans le cadre d’un dialogue civilisé, fondateur et créateur, favorisant l’ouverture du théâtre aux autres formes d’expression artistique telles que la musique, la danse , le chant, les arts plastiques et la littérature , le tout voué à un spectacle vivant, mettant à contribution les technologies de pointe , sans préjudice à l’identité ni à l’humanité du théâtre et de son message sublime.
Une session qui vise à résister aux rides, à la vieillesse et aux lieux communs au profit d’un corps théâtral jeune, frais, créatif et confiant en lui-même. Un corps qui puise ses thèses dans les questions de son époque qu’il transforme en un spectacle de création.
Un théâtre à même de répondre à l’attente d’un public bien avisé… Un théâtre qui rompt avec le trop-parler. Un théâtre qui soit celui des significations, des symboles, métaphores et des corps pétillants de vie et libres. Dans cette nouvelle session et sur plusieurs registres, nous assisterons à la fin d’une histoire qui a longtemps dominé, selon laquelle le théâtre serait l’apanage exclusif de l’homme, et que la femme n’y est représentée qu’en tant qu’exécutante. Cet écran de fumée cachait l’image de la femme créatrice et novatrice.
Actuellement et dans une société arabe en pleine mutation, la réalité de cette image est on ne peut plus cristalline. En effet la réponse, ce sont ces femmes qui la proposeront désormais. En tant qu’écrivaines, des metteuses en scène ou réalisatrices, actrices, directrices de théâtres et techniciennes. Elles seront toutes là, munies de leurs œuvres, de leurs opinions et de leurs thèses. Une image nouvelle qui fait son apparition dans le paysage arabe… Sur les collines de Carthage, s’épanouissent les muses, bravant les obstacles et laissant tomber les masques.
Un chapelet de participants qui promet une session au contenu original par sa diversité : Maroc, Algérie, Egypte, Liban, Syrie, Jordanie, Irak, Palestine, Côte d’ivoire, Belgique, France, Italie, Japon, Hong Kong, une sélection d’africains …Et la Tunisie qui reflètent l’idée d’ouverture prôné par la nouvelle édition des JTC. Une édition où il ne sera pas question de compétition. Les organisateurs ayant opté pour une mobilisation de nature à faire progresser le spectacle vivant et à le promouvoir sous toutes ses formes, dans un esprit d’échange et de dialogue. Toutes les œuvres participant à cette session et présentant différents aspects de la modernité s’inscrivent dans une optique d’ouverture. Nous les avons répartis en sept sections.
1- Présence :
La présence des théâtres des nations avec leurs symboles leurs significations et leurs nouvelles figures, en tant que point de départ d’un débat multi problématique, pourquoi nous sommes – nous réunis ? Comment devrions-nous participer ? Comment faire pour assurer une présence assidue et non conjoncturelle ? Il s’agit d’une présence active productive et conviviale. Présence d’aptitudes confirmées et d’autres, promettantes.
2- Panorama :
Il s’agit d’une opportunité : prendre connaissance des propositions théâtrales, fruits de la création de talents confirmés et de talents en herbe, arabes et africains.
3- Hommage aux théâtres :
A des théâtres qui se sont distingués par leur dynamisme jamais en défaut, en matière de création, de formation, de production, d’accueil du public et de rayonnement aux plans national et international
4- Ouverture :
Un chapitre consacré aux spectacles qui présentent une ouverture aux formes d’expression artistique qui fondent le spectacle vivant. Rendez-vous y est pris avec des plasticiens, des chorégraphes, des danseurs, des poètes, des narrateurs, des romanciers, des réalisateurs d’images, fixes et animées.
5- Découvertes :
Comment lire le classicisme avec un regard moderne, sans déformation de sa sève ? Le répertoire universel classique en tant que moteur de modernisme et d’exploration d’autres horizons. Un chapitre liant le théâtre à sa mémoire active. Une mine de formes esthétiques et de thèmes puissants plus surprenants les uns que les autres. Le répertoire théâtral universel en tant que réservoir et générateur de valeurs humaines.
6- Passerelles :
Les Journées Théâtrales de Carthage se proposent de fournir une opportunité de rencontres par le biais de l’espace de la formation et du contact. Un avenir théâtral meilleur au profit d’une nouvelle génération de créateurs réunis en ateliers pratiques.
Les étudiants du théâtre et les élèves du cirque artistique procèderont à des rencontres et dialogues destinés à la formation, à l’accompagnement et à l’encadrement des jeunes talents.
7- Rencontre pour l’ouverture :
Deux séminaires traitant respectivement de l’ouverture du quatrième art sur les autres formes d’expression et les réseaux de distribution. Y participent des spécialistes arabes, et des responsables de théâtres, de festivals et de structures de promotion du théâtre de par le monde.
De même est prévue une série de séances (Majaless) assurant le suivi des œuvres présentées au cours de la session, afin d’en dégager les questions à même de promouvoir des assises militant pour de nouveaux discours, de nouvelles esthétiques et de thèses inédites permettant une évaluation sans complaisance de l’actuelle session, et la formulation de propositions pour la prochaine session du festival. Des rencontres de dialogue, d’observation et de questionnement. |
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